En bref
Pour vendre des compléments alimentaires dans ses boutiques de l'Union européenne, Amazon demande une autorisation préalable, des produits neufs conformes à la directive européenne 2002/46 et aux lois nationales, des ingrédients autorisés, une étiquette complète dans la langue du pays et des allégations limitées à celles que l'Union autorise. Avant la mise en vente, le vendeur prouve aussi que le produit a été notifié à l'autorité nationale. La page se présente comme un guide de conformité, sans valeur d'avis juridique. Elle ne prévoit qu'une sanction explicite : Amazon peut retirer le droit de vendre si les documents transmis ne sont pas exacts et authentiques.
Ce que dit la règle
Cette page est citée par la politique « Dispositions fiscales et réglementaires en Europe », dans sa partie sur les denrées alimentaires, que nous expliquons dans notre fiche sur les dispositions fiscales et réglementaires. Elle rappelle que la directive est appliquée différemment d'un pays à l'autre, jusque dans la définition du complément et la liste des ingrédients admis.
Ce qu'est un complément alimentaire
Une denrée destinée à compléter un régime normal, source concentrée de vitamines, de minéraux ou d'autres substances à effet nutritionnel ou physiologique, prise en petites doses mesurées : comprimés, gélules, poudres, ampoules. Les vitamines, minéraux, fibres et extraits de plantes en sont des exemples types. Sortent de ce cadre, car soumis à d'autres règles : les aliments pour bébés, les substituts de repas ou de régime, les aliments médicaux, le lait infantile, et les produits contenant certains ingrédients comme le kava-kava ou le tryptophane.
Les ingrédients
Tout ingrédient doit être sûr. Sont exclus les vitamines, minéraux, additifs ou arômes non autorisés, les ingrédients ou allégations à caractère médical, les ingrédients interdits et les nouveaux aliments non autorisés. Un « nouvel aliment » est un ingrédient sans consommation notable dans l'Union avant le 15 mai 1997 : il lui faut une autorisation de mise sur le marché, après évaluation de sa sécurité. La liste des vitamines et minéraux admis figure en annexe de la directive ; elle ne s'allonge qu'après avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et accord de la Commission. Le fabricant respecte les limites supérieures de sécurité, fixées par la loi dans certains pays, simples recommandations dans d'autres. La page demande en outre de vérifier, avant la mise sur le marché, auprès de l'Agence européenne des médicaments, si le produit, ses ingrédients ou ses allégations relèvent du médicament.
L'étiquette
Elle est rédigée dans la langue du pays de vente et respecte les règles européennes et nationales ; un produit importé peut devoir être réétiqueté, voire reformulé. Elle porte au minimum :
- le nom et l'adresse de l'exploitant ou de l'importateur, et une date limite de consommation ou de durabilité ;
- la mention « complément alimentaire », et non « complément diététique » ;
- les nutriments ou substances qui caractérisent le produit, avec leur quantité en chiffres, rapportée à la dose journalière recommandée ;
- cette dose, et l'avertissement de ne pas la dépasser ;
- le rappel que le produit ne remplace pas une alimentation variée ;
- les conditions de conservation, dont la consigne de le garder hors de portée des jeunes enfants ;
- pour les vitamines et minéraux, le pourcentage des apports de référence, et les autres mentions du règlement européen sur l'information des consommateurs.
La notification préalable
Chaque ASIN doit avoir fait l'objet de la notification préalable prévue par le droit national. Seuls le fabricant, le titulaire de la marque ou l'importateur établi dans l'Union peuvent l'effectuer. Un revendeur peut vérifier l'enregistrement dans la base de l'autorité française vers laquelle la page renvoie ; s'il n'y figure pas, il doit obtenir les justificatifs auprès de l'entreprise chargée de la notification.
Les allégations
Aucune allégation ne doit être fausse, ambiguë ou trompeuse. Elle ne doit ni pousser à consommer trop, ni laisser entendre qu'une alimentation équilibrée ne suffit pas, ni jeter le doute sur d'autres aliments, ni inquiéter sur le fonctionnement du corps. Une allégation nutritionnelle (« riche en fibres ») doit figurer à l'annexe du règlement européen de 2006 sur les allégations, et le produit doit en remplir les conditions, par exemple une teneur minimale. Une allégation de santé doit être autorisée par l'EFSA et la Commission, inscrite au registre européen et employée dans ses conditions d'utilisation. Allégations nutritionnelles et de santé ne sont admises que si le consommateur moyen peut en comprendre le bénéfice. Une formule vague comme « sain » ou « super-aliment » n'est admise que si une allégation de santé autorisée l'accompagne. Sont toujours interdits : l'idée que ne pas consommer le produit nuirait à la santé, une perte de poids chiffrée, la recommandation d'un médecin, et toute promesse de prévenir, traiter ou guérir une maladie.
Les cinq conditions pour vendre sur Amazon
- Proposer des produits neufs, conformes au droit européen et national, avec un code-barres valide enregistré et rattaché au produit.
- Obtenir l'autorisation de vendre des compléments alimentaires dans les boutiques de l'Union.
- Créer les offres sous le bon type de produit, avec le fichier modèle Santé et soins du corps.
- Transmettre les informations exigées pour les produits alimentaires.
- Déposer l'une de ces deux preuves : l'inscription du produit dans la base des compléments de l'autorité locale (une capture d'écran convient), ou la preuve d'envoi, de réception ou de confirmation de la notification préalable faite par le fabricant, la marque ou l'importateur. Ce document doit porter une date d'expiration valide et indiquer à quoi sert le produit.
À qui elle s'applique
À tout vendeur de compléments alimentaires dans les boutiques d'Amazon de l'Union européenne, revendeurs compris : la page leur indique comment vérifier la notification d'un produit qu'ils n'ont ni fabriqué ni importé. Elle ne distingue pas l'expédition par Amazon de l'expédition par le vendeur et ne dresse pas la liste des boutiques concernées. Elle s'arrête aux compléments au sens strict : les aliments pour bébés, les substituts de repas ou les aliments médicaux relèvent d'autres exigences.
Ce qui se passe en cas de manquement
La page ne prévoit qu'une sanction explicite : le vendeur certifie que tous les documents qu'il transmet sont exacts et authentiques, et Amazon peut révoquer ses droits de vente s'il manque à cet engagement. Pour le reste, elle pose des conditions préalables à la vente : autorisation, informations alimentaires, preuve de notification. Elle ne prévoit pas de sanction propre pour une étiquette incomplète ou une allégation non autorisée, qui relèvent des lois et des politiques générales d'Amazon que la page rappelle.
Ce que nous constatons en dossier : le point qui coince le plus souvent est la preuve de notification, que le revendeur ne peut pas produire lui-même et doit obtenir de la marque. Nous voyons aussi des allégations reprises telles quelles du site du fabricant, écrites pour un autre marché et absentes du registre européen.
Les pièges
- Le produit importé tel quel. Une étiquette en langue étrangère ou une formule conçue pour un autre marché peut imposer réétiquetage, voire reformulation.
- La notification qu'on ne peut pas faire soi-même. Seuls le fabricant, la marque ou l'importateur notifient : le revendeur dépend de leurs justificatifs.
- L'allégation empruntée. « Super-aliment », « renforce les défenses » : sans allégation de santé autorisée, la formule n'a pas sa place sur la fiche.
- L'ingrédient « nouvel aliment ». Un extrait végétal peu consommé dans l'Union avant le 15 mai 1997 exige une autorisation qu'il n'a pas toujours.
- Le document périmé. La preuve de notification doit porter une date d'expiration valide.
Comment rester conforme
- Demander l'autorisation de vendre des compléments alimentaires avant de créer la moindre offre.
- Vérifier chaque ingrédient contre la liste de la directive et le statut de nouvel aliment.
- Contrôler l'étiquette, dans la langue du pays, mention par mention.
- Obtenir de la marque ou de l'importateur la preuve de notification préalable, avec sa date d'expiration.
- Relire toutes les allégations de la fiche au regard du registre européen et retirer toute promesse thérapeutique.
- Créer les offres sous le bon type de produit, avec le fichier Santé et soins du corps.
FAQ
Faut-il une autorisation pour vendre des compléments alimentaires sur Amazon ?
Oui. La page demande d'effectuer une demande d'autorisation pour vendre des compléments alimentaires dans les boutiques d'Amazon de l'Union européenne. Elle s'ajoute aux autres conditions : produits neufs et conformes, bon type de produit, informations alimentaires et preuve de notification.
Un revendeur peut-il notifier lui-même un complément alimentaire ?
Non. L'enregistrement auprès des autorités revient au fabricant, au titulaire de la marque ou à l'importateur établi dans l'Union. Le revendeur vérifie l'enregistrement dans la base de l'autorité et, à défaut, demande les justificatifs à l'entreprise chargée de la notification.
Quelles allégations de santé sont permises sur une fiche de complément ?
Seules celles autorisées par l'EFSA et la Commission européenne, inscrites au registre européen et employées dans leurs conditions d'utilisation. Une formule générale comme « sain » doit être accompagnée d'une allégation autorisée. Toute promesse de prévenir, traiter ou guérir une maladie est interdite.
Quel document prouve la notification préalable ?
Soit une preuve que le produit figure dans la base des compléments alimentaires de l'autorité locale, une capture d'écran par exemple, soit une preuve d'envoi, de réception ou de confirmation de la notification. Le document doit porter une date d'expiration valide et préciser à quoi sert le produit.
Que risque un vendeur qui transmet un document inexact ?
En déposant ses pièces, le vendeur certifie qu'elles sont exactes et authentiques. S'il ne respecte pas cet engagement, Amazon peut révoquer ses droits de vente.
Pour aller plus loin
- La politique qui cite cette page : les dispositions fiscales et réglementaires en Europe.
- L'étape de l'autorisation : les catégories et produits soumis à autorisation.
- Dans la même famille : les rappels et la sécurité des produits.
- Notre guide pratique : le guide de la conformité Amazon 2026.
- Le dossier de fond : nos guides de conformité Amazon.
- Pour être accompagné : le pilotage conformité.
Cette fiche explique la politique Amazon « Compléments alimentaires » (G202156050, version 12.2, texte lu le 2 novembre 2026). Relnok l'a vérifiée le 2 novembre 2026. Elle ne reproduit pas le texte d'Amazon et ne constitue pas un conseil juridique. Le texte officiel fait foi.