Produits, fiches et mises en vente

Médicaments, drogues et compléments alimentaires sur Amazon : la règle expliquée

Médicaments, CBD, plantes psychoactives, compléments altérés, accessoires de drogue : ce que la page d'aide Amazon.fr interdit et ce qu'elle autorise.

Où s'applique la règle :France

Vérifié par Relnok le 2 novembre 2026Texte d'Amazon lu le 2 novembre 2026

Basé sur le texte d'Amazon

Médicaments, accessoires pour la consommation de drogues et compléments alimentaires

G201743990 · version 4.5 · lu le 2 novembre 2026

Lire sur Seller Central

En cas de manquement

Retrait des offres jugées inappropriées, suppression temporaire ou définitive des autorisations de vente

Sites de vente concernés

Amazon.fr (la page ne cite que ce site)

En bref

Cette page d'aide d'Amazon, rangée sous la politique sur les produits soumis à restrictions, trace la frontière entre ce qui peut se vendre sur Amazon.fr et ce qui ne le peut pas autour de la santé et des substances. Les compléments alimentaires y sont admis s'ils sont fabriqués légalement, bien décrits et étiquetés, et vierges de toute allégation médicinale. Le reste de la page est une liste d'interdits : médicaments humains et presque tous les médicaments vétérinaires, produits réservés aux pharmacies, drogues et produits qui en imitent les effets, cannabinoïdes, plantes psychoactives, précurseurs, compléments altérés. Un manquement peut entraîner la suppression, temporaire ou définitive, des autorisations de vente.

Ce que dit la règle

Une page indicative, rattachée à une politique

Amazon présente la page comme indicative et garde la main pour retirer toute offre jugée inappropriée, quelle qu'en soit la raison. Elle se rattache, dans l'aide, à la politique sur les restrictions de catégories, de produits et de contenu. Tous les produits doivent par ailleurs respecter la loi.

Ce qui reste autorisé

Seule catégorie admise explicitement : les compléments alimentaires, à quatre conditions. Aucune autre politique d'Amazon ne doit les interdire, ils doivent être fabriqués légalement, correctement décrits et étiquetés, et ni le produit ni sa description ne doivent porter d'allégation médicinale. Les exigences propres aux compléments (composition, étiquetage, allégations de santé, notification préalable) figurent sur une autre page d'aide citée par celle-ci, que nous expliquons dans la fiche compléments alimentaires.

Médicaments et produits de pharmacie

  • Tous les médicaments à usage humain, avec ou sans ordonnance.
  • Les médicaments vétérinaires de tout type, sauf deux catégories vendues sans ordonnance : les antiparasitaires externes et les traitements pour poissons d'aquarium ou de bassin d'ornement.
  • Les produits dont la vente est réservée aux pharmacies, y compris les compléments qui contiennent une plante des listes A ou B des plantes médicinales de la Pharmacopée française.
  • Des produits nommés : hormones de croissance, hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG), produits qui prétendent soigner, prévenir ou traiter le cancer, remèdes non homologués contre la gueule de bois, peptides et produits chimiques présentés comme destinés à la recherche, nettoyants ou cures détoxifiantes antiparasitaires.

Drogues, cannabinoïdes et substances psychoactives

  • Toutes les drogues illégales, avec des exemples (cocaïne, ecstasy, héroïne, cannabis, PCP, amphétamine) et une série de noms commerciaux de cannabis de synthèse.
  • Les produits qui contiennent du CBD, du THC ou un autre cannabinoïde, avec renvoi à la page sur le CBD et le chanvre.
  • Les produits qui imitent les effets d'une drogue illégale, hallucinogène ou opiacée ; le miel hallucinogène est cité.
  • Les graines, plantes et produits végétaux aux propriétés psychoactives, dont dix espèces nommées, du lotus bleu à la damiana.
  • Des produits vendus comme sels de bain ou comme engrais, désignés par leur nom commercial.
  • Les substances placées sous surveillance par une autorité, l'agence antidrogue américaine (DEA) étant citée : datura, Salvia divinorum, THC.
  • Les ingrédients qui servent à fabriquer des drogues : 1,4-butanediol, éphédra ou éphédrine, GBL, butanone pure, et les précurseurs des catégories 1 et 2 de l'annexe I du règlement (CE) n° 273/2004, comme le permanganate de potassium ou le phosphore rouge.
  • D'autres substances nommées (DNP, GHB, « compléments minéraux miracles », Phentramine D, Red dawn vector) et tout ce qui figure sur la liste des interdictions de l'Agence mondiale antidopage.
  • Les poppers à usage sexuel (nitrites d'amyle, de butyle et d'isobutyle) et les dispositifs qui percent les cartouches de protoxyde d'azote.

Accessoires et fraude aux tests

Les accessoires de consommation de drogue sont interdits, sauf ceux qui servent aussi à des substances légales et qui ne font pas la promotion des drogues illégales, que ce soit dans la description ou par des images de drogue sur l'emballage ou la page produit. Les produits conçus pour tromper un test de dépistage, comme les additifs urinaires ou l'urine synthétique, sont interdits.

Les compléments altérés

La page vise les compléments amincissants, de prise musculaire et de performance sexuelle qui contiennent un ingrédient interdit ou une substance non déclarée. Elle nomme des molécules : sibutramine, éphédra et phénolphtaléine pour l'amincissement ; DMAA, stéroïdes, dinitrophénol, prostanozol et méthastérone pour la musculation ; sildénafil, tadalafil, lovastatine, phentolamine et deux dérivés pour la sexualité. Elle publie ensuite trois longues listes de noms commerciaux, donnés comme exemples de produits altérés et donc interdits. Ces listes ne sont pas fermées : le critère reste la présence d'un ingrédient interdit ou d'une substance non déclarée.

Historique du produit et état

  • Produits rappelés ou visés par une alerte de sécurité, des poursuites pénales, des injonctions, des saisies ou des lettres d'avertissement, et produits ou ingrédients qu'une agence gouvernementale a jugés dangereux.
  • Produits périmés, ouverts ou usagés, non scellés dans l'emballage d'origine du fabricant, ou portant une mention qui en exclut la revente : « échantillon », « non destiné à la revente », vente au détail interdite.

À qui elle s'applique

La page parle d'Amazon.fr, pour ce qui est autorisé comme pour ce qui est interdit, et ne cite pas d'autre site. Elle vise tout vendeur, quel que soit son mode d'expédition, dès qu'il propose un produit de santé, de bien-être ou de nutrition sportive, ou un article lié aux drogues. Ses ressources renvoient à des textes européens et à des bases françaises : l'ANSM, la base publique des médicaments et l'index des médicaments vétérinaires.

Ce qui se passe en cas de manquement

La page prévoit deux mesures : le retrait de toute offre jugée inappropriée, quel qu'en soit le motif, et, pour un contenu ou un produit interdit, la suppression temporaire ou définitive des autorisations de vente. Les mesures plus larges, comme la destruction du stock sans remboursement ou la fin de la relation commerciale, relèvent de la politique sur les produits soumis à restrictions.

Ce que nous constatons en dossier : dans cette famille, le blocage tient souvent à un mot ou à un ingrédient : une allégation qui fait d'un complément un médicament, une plante inscrite sur une liste, un nom commercial présent parmi les exemples. Avant toute contestation, nous vérifions la composition réelle et la présentation de l'offre : un dossier qui ne tranche pas ces deux points a peu de prise.

Les pièges

  • L'allégation qui médicalise. Un complément admis devient interdit dès que sa fiche lui prête un effet de traitement ou de prévention d'une maladie.
  • La plante de pharmacie. Un complément qui contient une plante des listes A ou B de la Pharmacopée française bascule dans les produits réservés aux pharmacies.
  • Le complément sportif importé. Une formule étrangère peut contenir une substance de la liste antidopage ou un stimulant non déclaré.
  • Le cannabinoïde voisin. L'interdiction vise tous les cannabinoïdes, pas seulement le CBD et le THC.
  • L'accessoire mal présenté. Un article utilisable avec des substances légales devient interdit si sa page ou son emballage évoque une drogue illégale.

Comment rester conforme

  • Contrôler chaque ingrédient contre les listes de la page, les plantes des listes A et B et la liste antidopage en vigueur (la page cite l'édition 2025 dans ses ressources).
  • Retirer de la fiche et de l'emballage toute promesse de guérison, de prévention ou de traitement.
  • Exiger du fournisseur une composition complète et vérifier l'absence de substance non déclarée.
  • Vendre uniquement des produits neufs, scellés et dans leur date de validité.
  • Vérifier avant le référencement qu'aucun rappel, alerte ou saisie ne vise le produit.
  • Pour un accessoire, s'assurer que ni l'emballage ni les visuels n'évoquent une drogue illégale.

FAQ

Peut-on vendre des compléments alimentaires sur Amazon.fr ?

Oui, si aucune autre politique d'Amazon ne les interdit, s'ils sont fabriqués légalement, décrits et étiquetés correctement, et s'ils ne portent aucune allégation médicinale. La page range en revanche parmi les produits réservés aux pharmacies, donc interdits, ceux qui contiennent un ingrédient des listes A ou B des plantes médicinales de la Pharmacopée française.

Les médicaments vendus sans ordonnance sont-ils autorisés ?

Non. La page interdit tous les médicaments humains, sur ordonnance ou non. Côté vétérinaire, seules deux catégories sans ordonnance échappent à l'interdiction : les antiparasitaires externes et les traitements pour poissons d'aquarium ou de bassin d'ornement.

Les produits au CBD sont-ils admis dans cette catégorie ?

Non. La page interdit les produits contenant du CBD, du THC ou un autre cannabinoïde, et renvoie à une page dédiée au CBD et au chanvre. Les cosmétiques à usage topique suivent leur propre page, qui en admet certains sous conditions.

Un complément absent des listes de produits altérés est-il forcément autorisé ?

Non. Les noms cités sont des exemples. Le critère posé par la page est la présence d'un ingrédient interdit ou d'une substance non déclarée dans un complément amincissant, de musculation ou de performance sexuelle.

Que risque un vendeur qui met en ligne un produit de cette liste ?

La page indique qu'Amazon peut retirer l'offre et supprimer les autorisations de vente, temporairement ou définitivement. La politique sur les produits soumis à restrictions, dont la page dépend, prévoit d'autres mesures, comme la destruction du stock sans remboursement.

Pour aller plus loin


Cette fiche explique la politique Amazon « Médicaments, accessoires pour la consommation de drogues et compléments alimentaires » (G201743990, version 4.5, texte lu le 2 novembre 2026). Relnok l'a vérifiée le 2 novembre 2026. Elle ne reproduit pas le texte d'Amazon et ne constitue pas un conseil juridique. Le texte officiel fait foi.

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